La maison Rubens - Rubens' return

La maison Rubens - Rubens' return

La Maison Rubens dévoile avec ‘Rubens' Return’ de nouveaux chefs d’œuvres et des secrets bien gardés - 01.06.2018 – 13.01.2018

Mardi 29 mai 2018 — Pierre Paul Rubens est l’hôte d’honneur du festival culturel ‘Antwerp Baroque 2018. Rubens inspires’. Les festivités commencent à la Maison Rubens, qui dévoile spécialement pour l’occasion de nouveaux chefs d’œuvres et des secrets bien gardés. Sa collection s’enrichit de pièces maîtresses de quelques-uns des plus talentueux élèves et contemporains de Rubens ainsi que d’œuvres majeures de sa propre main qui reviennent pour la première fois sur le lieu où elles ont été peintes. Les secrets du peintre ont été révélés par la restauration de son Autoportrait, du portique et de la gloriette. Les travaux au portique et à la gloriette sont en cours. L’imposant portique, qui donne d’emblée une première impression forte de la Maison Rubens, n’est que partiellement visible, mais - exceptionnellement pour ‘Antwerp Baroque 2018’ - les visiteurs auront l’occasion de monter sur l’échafaudage et de suivre les travaux de restauration. Des visites guidées, des visites de chantier et diverses applications numériques sont prévues. Elles montrent non seulement le savoir-faire des restaurateurs mais donnent aussi au public une chance unique d’approcher au plus près l’architecture de Pierre Paul Rubens. Le MAS reçoit la Maison Rubens avec l’exposition ‘Michaelina. La grande dame du baroque’.

La collection de Maison Rubens s’enrichit

Spécialement pour 'Antwerp Baroque 2018. Rubens inspires', la collection de la Maison Rubens s’enrichit de quelques œuvres exceptionnelles. Le musée a déjà accueilli des œuvres du Tintoret, du Titien et d’Antoine van Dyck, que viendront rejoindre à partir de juin 2018 au moins sept œuvres majeures. La plus importante de ces nouvelles pièces est sans conteste le Martyre de Saint André de Rubens, qui revient de la Fondación Carlos de Amberes de Madrid pour la première fois en près de 400 ans. Le monumental retable ne sera exposé que trois mois à la Maison Rubens. Le maître du baroque a peint cette toile vers 1638 sur commande de Jan van Vucht, un Flamand qui représentait l’imprimerie Plantin-Moretus à Madrid. C’est par l’intermédiaire de Balthasar Moretus que Van Vucht entra en contact avec Rubens. Le peintre s’inspira pour ce monumental retable d’une composition similaire de son maître d’apprentissage Otto van Veen, qui est exposée à quelques centaines de mètres de là dans l’église Saint-André. La position d’André sur la toile est identique, mais Rubens place le saint poète plus près du spectateur, conférant ainsi à sa version davantage de force et de dynamisme que la composition de son maître. L’œil est immédiatement attiré par André, plus âgé, mais plus vital avec son corps musclé que celui de Van Veen. Rubens concentre toute son attention sur le personnage central et les autres protagonistes, tandis que l’arrière-plan peint par Van Veen est beaucoup plus élaboré. Rubens illustre parfaitement par sa puissante composition les objectifs de la Contre-Réforme et le rôle de premier plan que jouaient les artistes dans la propagation de ses valeurs. Van Vucht reçut la toile peu avant sa mort en 1639 et en fit don à l’hôpital flamand San Andres de los Flamencos de Madrid. La toile quitte la capitale espagnole pour la toute première fois depuis 1639, spécialement pour ‘Antwerp Baroque 2018’.

Jacob Jordaens (1593-1678) est avec Rubens et Van Dyck un des trois ténors du baroque aux Pays-Bas méridionaux. La Maison Rubens expose un autoportrait de Jordaens réalisé vers 1645-1649. À la mort de Rubens en 1640 et de Van Dyck en 1641, Jordaens est alors le plus grand artiste de la cité scaldienne. Johannes Meyssens (1616-1670) publie en 1649 un portrait de Jacob Jordaens dans ses Images de divers hommes d’esprit sublime. Cette gravure est aujourd’hui considérée comme emblématique de Jordaens ; c’est une reproduction d’un autoportrait peint, aujourd’hui exposé à la Staatsgalerie de Neubourg sur le Danube. L’œuvre présentée à la Maison Rubens est une réplique d’atelier retouchée par Jordaens. L’acquisition de ce portrait permet à la Fondation Roi Baudouin et au musée de montrer Jordaens tel qu’il était vraiment : à la fois assuré et modeste. Et la Maison Rubens devient ainsi l’unique musée au nord des Alpes qui possède des autoportraits de Rubens, de Van Dyck et de Jordaens.

La collection s’étoffe encore d’œuvres de Rubens et de ses contemporains Adam de Coster (1568-1643), Frans Floris (1517-1570), Daniël Seghers (1590-1661) et Jan van den Hoecke (1611-1651). Un portrait peint par Rubens représente Jan Wildens (1585/86 – 1653), un artiste avec lequel il travaillait régulièrement. Ce paysagiste anversois figure également sur le Cabinet d’art de Cornelis Van der Geest par Willem van Haecht, ce qui souligne le prestige de ce peintre à l’époque. La toile Un homme et un jeune à la lumière de la bougie est une nouvelle acquisition dans le style du Caravage, proche dans son élaboration du Reniement de Pierre de Gerard Seghers tant apprécié du public. La Maison Rubens reçoit encore des œuvres des contemporains de Rubens Daniël Seghers, Adam de Coster et Jan van den Hoecke. Une étude de tête de Frans Floris illustre enfin l’importance de cet influent maître du 16e siècle pour Rubens et l’école de peinture anversoise. Les maîtres et leurs grandes œuvres deviennent encore plus accessibles aux visiteurs grâce à de nouvelles applications destinées au public, un nouveau guide de galerie, un audio-guide et diverses applications numériques. La Maison Rubens présente encore fin septembre 2018 un nouveau chef d’œuvre.

Sur les échafaudages

Les travaux de restauration du portique et de la gloriette sont en cours. Ces éléments vieux de 400 ans sont les uniques vestiges originaux de la demeure de Rubens et constituent donc des traces précieuses de son talent d’architecte. L’imposant portique, qui donne d’emblée une première impression forte de la Maison Rubens, n’est que partiellement visible. Rubens ne l’avait pas conçu à des fins purement ornementales. Les éléments du portique s’intègrent parfaitement dans le grand ensemble que Rubens avait à l’esprit pour sa résidence. Le portique était – et est toujours – la carte de visite que Rubens tend à ses hôtes. Exceptionnellement à l’occasion de ‘Antwerp Baroque 2018’, les visiteurs auront l’occasion de monter sur l’échafaudage et de suivre les travaux de restauration. C’est une chance unique qui est donnée au public d’approcher au plus près l’architecture de Pierre Paul Rubens. Une application numérique installée dans la cour intérieure du musée dévoile la symbolique, l’histoire et les secrets du portique sur base de simulations en 3D, d’illustrations anciennes et de photos du chantier en cours. Une promenade sur l’échafaudage permet aux visiteurs de suivre de près le travail des restaurateurs et d’admirer leur savoir-faire. Des visites individuelles du chantier sont possibles le mercredi après-midi, le samedi après-midi et le dimanche après-midi. Les groupes montent sur l’échafaudage à la fin de leur visite guidée. Et les connaisseurs peuvent participer à la visite de chantier spécialisée ‘Rubens. Pictor Doctus’ entièrement consacrée à l’architecture du portique et de la gloriette. Le portique drapé dans son échafaudage prendra un aspect festif pour cette année de festival.

La Maison Rubens hôte du MAS

Avec Michaelina. La grande dame du baroque, la Maison Rubens, en collaboration avec le Museum aan de Stroom (MAS), met en scène la vie et l’œuvre d’une artiste d’exception. Cette toute première rétrospective rendra sa place dans l’histoire de l’art à Michaelina Wautier (1604-1689), une peintre méconnue et pourtant géniale.


Informations pratiques

Rubens' Return

  • 1 er juin 2018 – 13 janvier 2019
  • Maison Rubens
    Wapper 9-11 - 2000 Anvers
    www.rubenshuis.be 
  • Ouverte du mardi au dimanche de 10 à 17 heures
    Fermée le lundi et les 1 er novembre, 25 décembre et 1 er janvier
  • 10 / 8 euros / gratuit
  • Publication
    Abigail D. Newman, Rubens’s St. Andrew “de los Flamencos”. Altarpiece Enframed by a Spanish-Flemish Community / Retable encadré par une communauté hispano-flamande, éd. Bai, Anvers, 2018.
    Langues : NL – ENG ; en vente à la boutique de la Maison Rubens
  • Application numérique dans la cour intérieure : chaque jour à partir du 1er juin
    À consulter gratuitement dans la cour intérieure aux heures d’ouverture du musée
    Langues : NL, FR, ANG, ALL, ES, IT
    Le prix inclut l’accès au musée.
     
  • Promenades sur l’échafaudage : à partir du 1er juin, le mercredi après-midi, le samedi après-midi et le dimanche après-midi. 
    Le prix inclut l’accès au musée. Rassemblement dans la cour intérieure. Maximum de 15 personnes sur l’échafaudage. Accessible uniquement aux visiteurs à partir de 8 ans et jouissant d’une bonne mobilité. Le port de bonnes chaussures (plates) et de vêtements confortables est fortement recommandé. Les visiteurs recevront un casque de sécurité, la condition pour monter sur l’échafaudage.
    Pour les personnes qui ont peur du vide : l’échafaudage est équipé d’un bon escalier avec rampe et solidement fixé. On grimpe deux étages. Hauteur d’environ 5 mètres.
    Merci de ne pas déranger les restaurateurs pendant les travaux.

 

Michaelina. Baroque's Leading Lady

  • 1er juin 2018 – 2 septembre 2018
     
  • MAS I Museum aan de Stroom
    Hanzestedenplaats 1 - 2000 Anvers
     
  • Du mardi au vendredi : de 10 à 17 heures (derniers billets délivrés à 16 heures)
    Samedi et dimanche : van 10 à 18 heures (derniers billets délivrés à 17 heures)
    Chaque dernier mercredi du mois, ouverture tardive jusqu’à 19 heures
  • 10 / 8 euros / gratuit
  • Publication
    Katlijne Van der Stighelen, Michaelina Wautier, 1604–1689. Glorifying a Forgotten Talent, uitg. BAI, Antwerpen, 2018.
    Langues : NL – ENG ; en vente à la boutique du MAS.

Contactez-nous

Harlinde Pellens

Press & Communication Maison de Rubens

Stad Antwerpen

Nadia De Vree

Coordination presse, Musées et patrimoine

Stad Antwerpen